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Campement d’automne

Le rôle de chacun

7:24 min. - Une fois les hommes partis chasser pour une longue période, ce sont les femmes, souvent deux par deux et quelques fois avec des enfants en bas âge, qui allaient vérifier les collets et les lignes à pêche.

Transcription

Narration - Un bon campement est toujours situé à proximité d'un cours d'eau où, idéalement, on peut trouver du poisson : les Innus en sont très friands.
Marie-Clara Jourdain - Dans la tente, la place des vieux était à l'entrée, près du poêle, pour entretenir le feu. Il y avait une place pour le visiteur, un endroit où le sapinage était épais et confortable. Une jeune fille était désignée pour ranger le matériel de ce convive, lequel savait ainsi où il pourrait s'étendre pour la nuit.
Narration - Pour conserver la truite le plus longtemps possible, les Innus la fumaient en utilisant une vieille souche d'épinette, une technique éprouvée qui permettait au poisson de se conserver, bien sec, le temps nécessaire.
Marie-Josette Bellefleur - Une fois en forêt, il nous fallait entretenir le campement au quotidien. Nous commencions par nous occuper des plus jeunes, ensuite nous allions chercher notre sapinage et du bois de chauffage. Ma mère n'avait pas le temps pour tout faire. Nous étions nombreux et nous l'aidions le plus possible.
Narration - Une fois les hommes partis chasser pour une longue période, ce sont les femmes, souvent deux par deux, et quelques fois avec des enfants en bas âge, qui allaient vérifier les collets et les lignes.
Ensuite, elles nettoyaient les prises et les sectionnaient sur la longueur pour les faire sécher et boucaner. En cas de pluie, tous les moyens étaient bons pour garder ce poisson au sec.
Marie-Clara Jourdain - La veille des longs trajets, il fallait avertir tout le monde de bien sécher leurs bas et leurs mocassins. L'aîné allait souvent à la chasse en canot. S'il arrivait avec un castor, un rat musqué ou une perdrix, cela annonçait l'automne.
Antoine Mark - Nous vivions en forêt. Au fur et à mesure que je grandissais, je pouvais accompagner mon père de plus en plus loin. Ça s'est passé ainsi jusqu'au moment où on m'a donné la permission d'y aller tout seul. Plus tard, une fois la confiance acquise, j'ai pu remplacer mon père en allant à la chasse pour nourrir la famille.
Narration - Aussitôt sa tente montée, l'Innu partait à la chasse pour en revenir, tard dans la nuit, avec, très souvent, des porcs-épics. On passait alors ces prises à la flamme jusqu'à très tard la nuit et parfois jusqu'au lendemain.
Antoine Mark - Il m'arrivait, parfois, de revenir au campement tard le soir. C'était agréable les soirs de pleine lune. C'était bien, la vie en forêt ! J'étais assez autonome pour traîner une charge sur un toboggan et même, pour ouvrir le chemin.
Narration - Puis, on les faisait cuire et on procédait à un partage entre les membres du groupe. Ce sont des enfants qui s'occupaient de la distribution. La façon dont on apprêtait le porc-épic, le poisson et le castor était particulière. Il fallait les couvrir d'un linge et ne jamais les laisser à l'air libre. Cette forme de respect garantissait aux Innus que leur chasse serait couronnée de chance. Reste qu'en tout temps, chacun devait respecter la nourriture et en prendre bien soin.
Musique - Rodrigue Fontaine, Bill St-Onge, Luc Bacon

Une grand-mère et sa fille s'installent pour boucaner le poisson
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innineu
tétras des savanes
kakusseshiu-patshuianitshuap
tente prospecteur
kusseupu
pêcher
pashamesheu
il fait sécher le poisson
pashauenanu uiash
on suspend la viande pour la faire sécher
pashtatashkuaikanu mak massekushkamiku ashtakanu tshetshi mamuashkatik
on met des billots de bois et de la mousse au dessus pour que tout gèle ensemble
takutashtakanua nakatuashuna
on dépose les paquets de nourriture sur la cache
tapakuaineueu
il attrape une perdrix au collet
tashtuikanitshuap
tipi
teshipitakan
une cache
teshipitakannu e tutak
il met du sapinage sur la cache
tshishtashkatshikana
perches pour la tente
uinamesheu
elle nettoie les poissons
uishkuashameshenanu
on fume le poisson
ushkuai akunaikatshenanu nakatuashun
on recouvre les paquets de nourriture d'écorces de bouleau
utapia unakuanikashu
il prend des racines pour fabriquer un collet
utapiukatiapi
racine
utapiukatiapia makupitakatsheu nenu utipatshipishikan
il attache la viande séchée d'un caribou entier dans un contenant d'écorce avec des racines



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